
Né à Hollywood le 5 mars 1936 d’un père acteur et chanteur - la voix originale du prince charmant de «Blanche Neige et les 7 nains» de Disney - et d’une mère actrice et danseuse,
Robert Dean Stockwell est plongé dès son plus jeune âge dans le monde du cinéma. A l’âge de 9 ans, le petit Dean fait ses armes sur «La Vallée du jugement» de Tay Garnett en 1945, puis, la même année, dans «Escale à Hollywood» de George Sidney.
Image: Dean Stockwell enfant (c) RKO Radio Pictures
Ensuite, «
l'enfant star» au physique si photogénique enchaînera 18 films en 6 ans et remportera un Prix spécial d'interprétation aux Golden Globes de 1948 pour «Le Mur invisible» d'Elia Kazan. Pour cette même période, «The Green Years» de Victor Saville en 1946, «Le Garçon aux cheveux verts» de Joseph Losey, en 1948 et «Kim» de Victor Saville en 1950 seront des films dans lesquels ses rôles resteront les plus marquants.
La première partie de sa filmographie lui permettra tout de même de jouer avec des acteurs tels que Frank Sinatra, Gene Kelly, Gregory Peck ou encore Errol Flynn.
Dean Stockwell
Cette notoriété quelque peu «encombrante» va lui faire prendre, pour le première fois et non pas la dernière, ses distances avec
Hollywood. Il reprendra le chemin des studios en 1956 après 5 ans de pause, un tour des Etats-Unis et de tous les petits boulots possibles et un passage par les planches de Broadway.
Le travail de Stockwell continuera d’être récompensé puisqu’il recevra à 2 reprises à Cannes le prix d’interprétation masculine en 1959 pour «
Le Génie du mal» -qu’il partagera avec Bradford Dillman et Orson Welles- et, le prix d’interprétation collectif en 1962 pour «Long voyage vers la nuit», qu’il partagera cette fois-ci avec Jason Robards, Ralph Richardson et Katharine Hepburn.
En 1965, il défrayera la chronique en interprétant, dans «La fleur de l’âge», un homme en fuite qui tombera amoureux d’une jeune fille de 15 ans.
S’ensuivront des rôles dans des
séries télévisées, telles que «La Quatrième dimension» en 1961, «The Eleventh Hour» en 1964, «Les Rues de San Francisco» en 1972 et 1974, «Mission:Impossible» en 1972, mais il ne s’agira que d’apparitions pour un épisode ou deux. De nombreux
films de série B suivront, davantage «alimentaires» qu’artistiquement intéressants.