Evénement : Final Fantasy XIII prend possession des Champs Élysées !

David Ridel

David RidelDavid Ridel, journaliste spécialisé dans la SF et le gaming depuis de nombreuses années, anime le blog Interactif consacré à l'actualité des jeux vidéo.
Il collabore également à la rédaction des dossiers de Syfy Universal, à L'Écran fantastique, ainsi qu'au magazine Geek.

Geek - L'Écran fantastique

Blogs - Gaming

Evénement : Final Fantasy XIII prend possession des Champs Élysées !

Les fans l'ont attendu depuis des années.

10/03/2010 : Le treizième volet de la saga japonaise Final Fantasy est enfin en vente depuis le 9 mars en Europe, et la plus belle avenue du monde a été choisie pour un lancement en grande pompe dans les locaux d'une Fnac métamorphosée pour l'occasion, le lundi 8 mars.

Depuis 9 heures du matin, ils ont été plusieurs centaines à s'amasser sur le parvis de la Fnac des champs élysées, dans le seul but de s'assurer une bonne place au moment magique où les cordons devaient s'abaisser, libérant la horde d'aficionados fidèles. Leur motivation était forte. Le producteur Yoshinori Kitase et le directeur artistique Isamu Kamikokuryo devaient faire le déplacement spécialement du Japon, et se plier à l'exercice de la dédicace.


Après l'effort de l'attente, le réconfort de la passion ambiante

Dès 21 heures, un filet de privilégiés, composé de la presse et de quelques blogueurs influents, peut entrer dans la Fnac, encore hermétique au public. Le salon à cocktail est ouvert, un charmant quatuor donne la mesure en diffusant les notes de la bande son du jeu, et quelques personnalités défilent, répondent aux questions des journalistes de presse écrite et audiovisuelle. La jolie Malika Ménard affiche son écharpe de Miss France 2010 et attire regards et objectifs avant de laisser le rappeur Passi, le chanteur Benoît Poher du groupe Kyo, l'acteur Jean-Paul Rouve, faire leur propre show. Aucun rapport avec le jeu, mais la brochette de people est toujours très hype dans un événement, et Square Enix semble avoir mis les petits plats dans les grands pour ce lancement.




Tandis que les invités profitent tranquillement du confort intérieur, la foule a encore pris du volume, et à 21 h 30, c'est un monstre à 3000 têtes qui s'impatiente, se réchauffe bruyamment pour tromper le froid mordant. Le corps du monstre occupe la place en façade de la fnac, et sa queue sinue sur l'avenue, déborde sur une rue perpendiculaire, s'immisce dans les artères annexes. Un badaud passe avec un ami à lui, l'interrogeant sur la raison d'un tel rassemblement, éberlué : « qu'est ce qui se passe ici, il distribuent des billets de 100 euros ou quoi ? ». N'y tenant plus, il finira par demander à la première personne à portée qui lui paraît savoir. Ainsi, de nombreux passants s'enquièrent, curieux, de ce qui peut attirer autant de monde. Ils sont généralement interloqués par le fait qu'il puisse s'agir d'un jeu vidéo.






Les deux faces de la médaille succès.

Final Fantasy XIII s'est donc paré d'une aura fabuleuse pour son lancement hexagonal, amplement méritée au regard de la dimension de cette franchise d'origine japonaise, cœur d'un genre vidéo-ludique. Square-Enix y a mis les moyens, visiblement désireux de marquer les esprits, et c'est réussi. Trois axes auront été utilisés pour y parvenir, l'un d'entre eux moins glorieux que les autres. Le premier levier pour cette conquête du marché, c'est la séduction de la presse. Tout à été fait pour offrir aux journalistes présents la vision d'une licence majeure, capable de briller dans le firmament médiatique au même titre que les produits culturels occidentaux aux formules déjà pérennes. Ce qui, dans les faits, est le cas.

Le second, c'est la main tendue aux fans. Un splendide écrin offert pour les 300 premiers acheteurs du jeu lors de la soirée inaugurale, des versions collectors au même prix que les versions simples, le déplacement des ténors Kitase et  Kamikokuryo qui ont par ailleurs été acclamés comme de véritables stars par la foule, une haie de personnes costumées le long du tapis rouge au moment de l'ouverture au public, l'éditeur japonais a prévu plusieurs cartouches pour confirmer ses clients et leur en mettre plein la vue. Marque incontournable de la réussite de cet objectif, la foule immense réunie, prête à attendre des heures par une température aux environs du 0°c, qui débordait sur les rues avoisinantes. Call of Duty, pourtant référence en matière de succès vidéo-ludique, n'avait ramené au même lieu le soir de son lancement que la moitié des personnes présentes, malgré une plateforme de jeu supplémentaire.



Enfin, et c'est là une conséquence certainement imprévue par l'éditeur nippon, l'énorme succès de l'événement l'a en partie desservi auprès des fans. L'historique de la franchise est ancré dans le public Playstation depuis la première d'entre elles, et ce volet ouvrant ses bras pour la première fois à la console de Microsoft, les aficionados se sont rués en premier lieu sur les versions PS3, bien trop rapidement épuisées. Les invités japonais n'ont pu signer qu'un peu plus d'une centaine de jeux, exténués. La limite est compréhensible, mais mal perçue par de nombreuses personnes présentes qui se sont déplacées et ont patienté dans le but d'avoir une dédicace sur leur version spéciale estampillée Sony, et s'en sont retournées sans griffe, avec une édition normale marquée du logo Microsoft, après des heures d'attente fraîche. 


Le lundi 8 mars a néanmoins été marqué du sceau de Cocoon, et Final Fantasy aura laissé son empreinte dans l'esprit de très nombreux français présents dans les environs ce soir là, amateurs de jeux vidéo comme badauds de passage. Une célébration de l'alchimie unique Final Fantasy que le froid n'aura pas réussi à entraver.

David Ridel

TAGS : david ridel, interactif, Final Fantasy 13, Final Fantasy XIII, mmorpg, gaming, game, jeu

Bookmark and Share

Commentaires

Tag cloud